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De
notre "envoyé spécial" : François Gomis
Le
salon Rétromobile s’est tenu du 6 au 15 février
dans le hall 7 du parc des expositions de la Porte de
Versailles à Paris. Le hall 7, c’est le plus
éloigné de l’entrée principale du parc. D’accord,
il y a des tapis roulants et des escalators. Mais
quant même. Faut dix minutes pour y arriver. Et il n’y
a pas que des jeunes qui viennent… On pardonne parce
qu’il y avait cette année de belles motos au milieu
de pleins de machines de transport appelées voitures
(mot dérivé du latin vehere : transporter). Des
voitures aux noms exotiques comme Ferrari ou
Mercedes.
Revenons
à nos moutos (croisement d’un mouton et d’une
moto). Les deux-roues n’ont représenté qu’une
petite partie du salon, mais ça valait à peu près
les 13 euros de l’entrée. Surtout que, même si l’on
se moque, il arrive, de temps à autre, par-ci
par-là, épisodiquement, que les trucs déjà cités
(les voitures) aient une certaine allure et puissent
être effleurées des yeux. Treize euros, ça allait.
Dix eurent été mieux. Ne parlons pas de 8. Bref. L’organisateur
avait organisé (ce qui n’étonnera personne) une
rétrospective baptisée « 100 ans de motos
bicylindres ». Cette rétro a été confiée à
Bernard Salvat du club du Motocyclettiste. Ce dernier
mot semble être un barbarisme, mais ne devrait ne
plus l’être et donc figurer dans le dictionnaire
pour remercier ce club tant la bonne quarantaine de
motos présentées étaient de qualité.
La
Kawasaki KR 250 de Grand Prix ex-Baldé, ex-Estro et
ex-Guigna (bodet) trônait avec raison, on la voit
peu. Nous avons aussi noté, entre autres, la Guzzi V7
Sport (cadre noir) parfaite, hormis peut-être les
pots Lafranconi et l’ajout sur le niveau d’huile
du pont arrière d’une rallonge coudée, mais je
pinaille …
Le
clou pour bon nombre d’entre nous fut cependant
cette incroyable moto espagnole, jusqu’alors
inconnue au bataillon, une Arisco 250 de 1978.
Equipée d’un twin en tandem horizontal 2 temps
absolument sidérant, cette moto est exceptionnelle.
On la redemande. Hubert Rigal (Monsieur moto de la
Société Carclassic) avait fait venir quelques belles
pièces dont l’émouvante Aermacchi 250
(accessoirement Harley Davidson) de Renzo Pasolini.
Là encore une rareté.

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| Arisco
250 |
Aermacchi
250 |
Sur
le stand d’Yves Kerlo, on retrouvait des jeunesses
agréables à regarder, la Yamaha Finacor qui a gagné
les 24 Heures du Mans (Nicotte, Bonhuil, Monneret),
moto que Kerlo avait préparée et managée pendant la
course, une Suzuki d’endurance (on a même vu au
salon son papa, Dominique Meliand, monter dessus) et
la très attractive ELF d’endurance qui fait
toujours un carton auprès de tous les publics.


Enfin,
nombre de très récentes gloires sont passés sur le
stand Kerlo : Bourgeois, Fau, Guignabodet, Hampe,
Garnier, Guili, Maingret, Monneret, Rigal, Sarron,
Saul, mon frère Laurent, le cousin du gendre du
beau-frère d’un gars dont j’ai oublié le nom,
etc. N’oublions pas de citer Jean Basselin qui
dédicaçait non loin son livre sur Johnny Halliday et
ses tutures.
Merci
donc à Rétromobile et permettons-nous une
suggestion. L’année prochaine, c’est 2010 (ça ne
vous a sûrement pas échappé). Comme les années 70
sont mythiques (et quelque peu déjantées), pourquoi
pas, 40 ans après, ne pas marquer le coup avec un
wagon de motos de cette décennie ? En trichant un
peu, la rétro pourrait commencer par la 750 Honda (à
câbles, pas à palonnier, please). Voilà, je dis ça
comme ça et « à bon pescador, chalut ».
François
Gomis
P.S.
: l’auteur du jeu de mot laid final, du calembour
moyennement bon de fin de texte, a été condamné à
rouler 10 minutes sur une Guzzi V7 ou V7 Spéciale
(frein avant inexistant) ou à démarrer au kick une
450 Ducati (retour du dit kick à prévoir). La date
de l’exécution n’a toutefois pas été fixée.
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