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Dominique Pernet
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Dominique Pernet - Né le
31 juillet 1952 à Aix-les-Bains
Originaire de Savoie,
Dominique Pernet suit ses parents à Chalon-sur-Saône
(71) et habite le pays de Gex à côté de Genève depuis
1984.
Il
arrive à la moto assez naturellement, son frère aîné
faisant des courses de cross. Dominique se retrouve
donc à 14 ans sur un 50 mondial avec lequel il fait
ses premiers tours de roues. Pas trop bricoleur, pas
trop mécano, ce qu’il aime c’est le guidon et la
poignée de gaz. C’est un adolescent sérieux qui passe
son certificat d’étude et un C.A.P. (certificat
d’aptitude professionnelle) de pâtissier confiseur
glacier, se révélant un épicurien en herbe.
Après ses trois années
d’apprentissage, il rejoint l’entreprise familiale de
transport. Il faut remarquer que Pernet, comme
d’autres pilotes capés (Roger Ruiz par exemple),
travaillera toujours à côté des courses, sauf quand il
est pilote d’usine (Suzuki à partir de 80).
Après 83, il travaille au
CERN (acronyme du Conseil Européen pour la Recherche
Nucléaire), à Meyrin (canton de Genève, près de la
frontière franco-suisse). Là encore, il conduit non
pas un accélérateur de particules mais des véhicules
terrestres à moteur (!) et ce pendant 7 ans.
La moto est bien sûr
toujours présente dans sa vie et en 90, il va
travailler chez l’importateur Honda pour la Suisse.
D’abord magasinier, il se forme à l’informatique et
devient « technicien help desk », réglant les
problèmes informatiques pour les concessionnaires. A
noter que Dominique apprend l’allemand à cette
occasion pour répondre à la demande des agents suisses
alémaniques pour lesquels il est aussi formateur.
Son parcours professionnel
est à l’image de sa carrière de pilote. Sérieux (on
l’a vu), efficace, fiable et de haut, voire de très
haut niveau. Et difficile de savoir si la moto est
parallèle au boulot ou le contraire. Dominique est
passionné par les deux.
Revenons sur sa carrière.
À 20 ans, en 1972, il décide de courir avec LA moto
idéale à l’époque, une H2. Pas vraiment du genre à
rouler des épaules, il se rend quant même compte tout
de suite qu’il va vite, très vite même. Première
course, une course de côte, il gagne. Première course
de Critérium 750 à Montlhéry, il termine sur le
podium, l’épreuve étant gagné par le maestro Gilles
Husson. Pas mal pour un début ! Inutile de dire
qu’avec ces premiers résultats, Dominique et son
copain d’enfance qui l’accompagne, Serge Dumont,
oublient vite le côté galère de la vie de pilote
national (partir après le travail, se débrouiller avec
la mécanique, etc.).
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1973
- 1974 - Courses de côte 6 victoires sur 7
Kawasaki H2 |
1974 Croix en Ternois Coupe des 4 saisons
victoire -
Kawasaki H2 |
Sa carrière décolle en
1977 avec là encore un rencontre, celle de Denis
Guyon, dont le frère roulait fort mais s’était
gravement blessé. Guyon proposa à Dominique Pernet de
prendre la Yamaha 700 TZ de son frère. Ce fut le début
de la grande aventure autant sportive qu’humaine.
Denis Guyon travaillait déjà au CERN. Dévoré par la
passion comme Dominique, il met son temps et ses
économies à la disposition de son ami pilote. Denis
achètera ensuite deux Yamaha OW31 et une TZ 500, avec
lesquelles Pernet s’installera définitivement dans le
clan fermé des meilleurs pilotes privés européens.
C’est ainsi que Suzuki le remarquera et qu’il
deviendra pilote officiel en endurance avec comme
meilleur résultat une victoire aux 24 Heures du Mans
en 1982 avec Pierre Étienne Samin. C’est le meilleur
souvenir de sa carrière. Son plus mauvais souvenir est
une grave chute au Nurburgring.
Quand l’usine Suzuki cesse
ses activités sportives en 1983, Dominique Pernet se
retire de la compétition :
« À ce moment, j’ai décidé d’arrêter, ma femme
n’aimait pas trop la course moto » ! (N.D.L.R.* :
belle patience Madame).
Pernet a aimé toutes les
motos avec lesquelles il a couru (Kawasaki H2, Yamaha
TZ 250, 350, Yamaha TZ 750, OW 31, TZ 500, National
Motos, Honda RCB Dholda, Suzuki officielle) et son
pilote préféré est Patrick Pons dont il rappelle la
gentillesse (une qualité de Patrick saluée
unanimement).
Aujourd’hui, il suit
particulièrement Casey Stoner. Dominique Pernet tourne
toujours sur des motos de course des années magiques
et dit : « J’ai la chance d’être apprécié par M.
Frerichs (le fondateur de Honda Suisse S.A.) qui me
prête ses motos de collections, Honda RCB, Honda CR
Daytona, Honda 450 Egli, Honda CB 350 RSC, Honda
Doncque Endurance, Moto Guzzi 250 de 1952. Sinon sur
la route, je roule avec une VFR1200 ».
En se penchant sur sa
carrière, Dominique Pernet ne peut cacher sa
satisfaction : « En vitesse, si j’avais été pro, je
pense que j’aurai pu avoir de meilleurs résultats. En
endurance, j’ai été pilote d’usine et j’ai gagné de
grandes courses ». Il ajoute : « Je pense qu’on
avait beaucoup de chance, les gens nous aidaient.
Chance aussi d’habiter tout près de Pont de Vaux, le
fief de la famille Maingret. Je tiens aussi à les
remercier, ils m’ont beaucoup aidé. D’ailleurs nous
sommes restés très amis ». Mais la grande fierté
de Dominique et de son épouse, c’est la réussite de
leur fils qui, au moment où ces lignes sont écrites,
termine des études d’ingénieur physicien à
l’université de Stanford en Californie...(et aux
dernières nouvelles, le fiston a terminé ses études et
est ingénieur...=
En résumé, à l’évidence,
la carrière de Dominique Pernet s’est construite sur
son talent, mais aussi grâce à une personnalité
franche, attachante, et très (trop ?) discrète. Le
tout en fait un grand pilote.
François Gomis
* note de la rédaction
Palmarès
1973 –1974 : 6
victoires sur 7 courses en course de côte
1974 : vainqueur de la coupe des 4 saisons en
750
1977 : 1er à Lure championnat de France 750,
2ème à Albi championnat de France 750.
1978 : de belles courses d’endurance avec
National Motos 1979 : 7ème à Brands Hatch championnat
du monde 750
1979 : 7ème à Nogaro championnat du monde 750
1980 : 3ème aux 24 heures de Spa avec Dholda
1981 : places entre 10 et 15 en GP 500
1982 : 1er aux 24 heures du Mans, 1er aux 1 000
km de Zeltweg, en tête au bol d’or jusqu’à 6 heures du
matin (5 tours d’avance), casse mécanique.
1983 : 2ème aux 1 000 km Silverstone, 4ème aux
1 000 km Nurburgring, 5ème à Suzuka, 5ème aux 24
heures de Spa, 5ème aux 1 000 km du Mugello.
le site de Dominique Pernet
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