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www.bike70.com : le site des pilotes motos et courses de légende - webmaster Francis Boutet
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CETTE ANNEE LA : Revivez les principaux événements de ces années là. Sport, actualité, cinéma, musique et bien entendu moto. De nombreuses photos, liens vers des sites, documents d'époque. |
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Course de légende : La Coupe Kawasaki

Histoire - Palmarès - Machines - Coupe Kawa 2006
La belle histoire de Jean Charles Battesti - Les savoureuses anecdotes de François Gomis
La Coupe de Rémy Saget -
La
Coupe de Thierry Noblesse - Marcel JOLY
Voir les courses disputées (coupe et Challenge Europa) disputées lors du du BOL
75
François Gomis nous raconte ...
Les personnages et faits de cette histoire sont
fictifs, et toute ressemblance avec des pilotes existants ou ayant existé ne
serait que pure coïncidence !!!!!
Histoire de coupe kawa
"En 74, un très bon copain, Michel Lebreton, m'avait prêté une 400 pour que
je fasse la Coupe. Je crois me souvenir avoir terminé cinquième de mes qualifs
régionales, remportées, je crois là encore, par Eric Saul. Bref, arrive la
première " vraie " course à Dijon-Prénois. Ma 400 était standard pour la Coupe,
les béquilles virées, des bracelets et les pots tapés et le moteur bien rodé
mais jamais ouvert. À la première séance d'essai, après quelques tours, je me
fais passer en bout de ligne droite par un obus, une flèche, un orni (objet
roulant non identifié). J'ai pensé un instant que c'était un Mirage de l'armée
de l'air qui faisait du rase motte ou s'était trompé de piste (il y a une base
pas loin), ou encore faisait un touch-and-go (toucher la piste des roues et
remettre les gaz). Ou pourquoi pas un TGV qui faisait des essais et avait
déraillé. Ou peut-être, peut-être, une pilote de Grand prix 500 égaré en coupe
Kawa. Bref, ça ma tellement déposé que j'ai regretté de ne pas avoir une écharpe
et des moon-boots tant le courant d'air était violent. Se faire enrhumer est
dans ce cas une expression bien faible. C'est un coup à se choper une bronchite.
Tout juste si tu n'as pas envie de descendre de la bécane en croyant être à
l'arrêt. Ca m'a marqué à vie. Pourtant je sortais plutôt fort de la grande
courbe avant la ligne droite. Inutile de vous dire que j'ai manqué mon freinage
au bout de cette ligne droite tant j'étais ébaubi (cela veut dire muet
d'étonnement). J'avais vu l'invisible. Après un tel choc émotif, j'ai foiré les
quelques tours suivants et plié les gaules. Je ne me souviens même pas avoir
pris le départ de la course tellement j'étais écoeuré. C'est vous dire. J'ai
d'ailleurs laissé tomber la Coupe pour faire uniquement le critérium 750.
Concernant le tandem moto-pilote qui m'avait passé à une vitesse que j'estime
être proche du mur du son (juste avant le bang), j'ai cru reconnaître couché sur
cette balle ressemblant à une 400 un dénommé Michel B. Je préfère préserver son
anonymat. Tout de suite après cette séance, j'ai été le voir pour lui demandé
poliment (style didon tête de pomme ta meule elle est tapée - prononciation à la
Bébel-) si sa moto était standard. Il m'a affirmé sans rire ni même un soupçon
de sourire que oui en précisant avec un ton peut-être légèrement prétentieux
qu'elle était juste réglée pilepoil. Puis j'ai fait la connaissance de son
mécanicien. Un sorcier, un shaman capable de faire gagner 20 bourrins à un trois
pattes (soit 6,66666667 cv par patte quant même) rien qu'en le regardant, juré
craché. Là encore pas de délation, je vous livre juste son prénom Jean-Pierre.
Et pas question de vous dire que son nom équivaut à chemin en espagnol, je ne
suis pas une balance. J'ai tout de suite aimé ces mecs, rien ne leur faisait
peur. Ceci dit, ils se sont très vite calmés et se sont donc mesurés à la loyale
avec leurs concurrents. Mais au début, ils avaient fait dans l'outrance, dans le
grandiose voire la démesure. Quel souvenir !. En réfléchissant bien, ils avaient
dû lui faire boire du nitrométhane à la 400. Pas possible autrement."
François Gomis
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Un dernier petit mot sur la Coupe, parce que je ne l'ai
pas faite, la Coupe.
Je n'ai fait que les qualifs et un bout d'essais après lequel
j'ai quitté le tournage. Je le regrette maintenant parce que pour être
vraiment objectif, mais vraiment, au mollet ils m'arrivaient tous. Des
nains. Freinage sur l'angle, l'inter à l'un, l'exter à l'autre, un coup de
pompe à un troisième, pousse-toi minus, et direction le drapeau à damiers,
le tour d'honneur, les fleurs et les filles qui s'évanouissent. Voilà ce que
j'ai manqué. Mais tout ça m'aurait sûrement vite lassé. Pas de regrets donc.
Venons-en au fait. Figurez-vous que quand un "coupeux" en avait assez de
dormir :
- petit a) dans l'Estafette prêtée par son voisin de palier, charcutier de
son état, en échange d'un autocollant sur la Kawa ;
- petit b) dans la voiture pourrie de Nono*, le bon pote qui fait la
mécanique, la bouffe, se fait toujours engueuler, panneaute et dit " T'es le
meilleur " alors que le "coupeux" se traîne comme une pantoufle ;
- petit c) sous la tente qui sent l'ours et la bière renversée sur les sacs
de couchage...
donc quand il en avait assez de tout cela, il dormait à l'hôtel. Seulement
l'hôtel, c'est payant. Oui, oui. Mais il y avait une faille dans la cuirasse
d'un hôtel proche d'un circuit du sud : on payait juste avant de partir.
Grave erreur parce qu'on peut aussi s'en aller juste avant de payer. Ce qui
firent un "coupeux" et sa bande. Ils dormirent et firent ripaille à 5
pendant trois jours ! En invitant au passage tout une bande d'autres "coupeux"
à leurs joyeuses mais néanmoins suspectes libations (ils commandaient tous à
la carte et prenaient deux desserts). On dit qu'ils étaient 19 à table le
samedi soir (ça doit être exagéré, quinze maxi). Le tôlier aurait dû se
méfier. Faut lui pardonner, il avait une voiture. Nos lascars s'enfuirent
donc de l'hôtel vers quatre heures dans la nuit du dimanche au lundi en
passant par une fenêtre. Ce délit de grivèlerie peut aussi se dire " faire
barbe ". Seulement, il y eût un hic. Le "coupeux" avait fait podium et le
lundi matin avait sa photo dans le journal local ! L'hôtelier, le pingre, le
mesquin, l'ingrat, vous savez ce qu'il fit ? Il le dénonça ! et jeta en
pâture notre grand tailleur de barbe aux autorités. Plus de trente ans
après, je trouve toujours ça toujours aussi petit. Quand on héberge le
talent, on l'invite… Finalement, il paraît que c'est l'organisateur de la
Coupe qui a payé l'hôtelier pour étouffer l'affaire qui faisait désordre
pour Kawa. Vous ne croyez pas cette histoire ? Vous avez peut-être raison
car les "coupeux" de cette époque étaient gentils, propres, polis, bien
coiffés et d'une probité sans faille. Sauf un. " Son nom, son nom, son nom "
me scandent les motards internautes ivres de colère (une précision, avant
d'être ivres de colère, ils étaient déjà bourrés). Sous la menace je rajoute
un indice (composé et en chiffres) dans le texte. Ma lâcheté me sauve de la
horde casquée.
* Si le "coupeux" dort dans la voiture de Nono, où dort Nono
? M'enfin, c'est évident, dehors, près de la Kawa, pour la surveiller.
François Gomis
Pour notre ami de la Coupe... Yves
Encore une sur la
Coupe. Je l'avais oublié celle là ! Ben oui, on devient vieux (savez ce qu'il
vous dit le vieux ?).
Il y a peut-être trois ans, j'ai été à Montlhéry pour une manif célébrant les
sixties et les seventies. Ma seconde fille, Claire, était avec moi, trop jeune
pour se souvenir de son padre sur une moped (je n'ai pas touché à la bête depuis
le Bol d'Or 1980). Donc, pèlerinage. Elle devait se dire : " Il ne raconte rien
sur la moto, on va enfin voir ". Ah ça ! D'abord Montlhéry. Il pleuvait. Normal.
Ensuite, il y avait un paquet de mecs boueux ayant omis de prendre une douche le
matin, la veille et peut-être même l'avant-veille. Mettez-vous à sa place, son
mari, son père, les copains, ils sentent le savon, pas le mouflon. Donc légère
surprise. Passons. À un moment, elle a regardé l'intérieur d'une tente d'où
dépassait une paire de bottes et m'a demandé en rigolant : " Y a-t-il quelqu'un
dans les bottes ? ". Un renvoi style Veloce en mégaphone venant de la tente lui
a servi de réponse…
Un ange passa, dans l'angle et le genou par terre pour éviter les effluves. Nous
continuâmes notre exploration, moi parlant, elle ouvrant des yeux ronds. Après
que je lui eu démontré par B+S +A qu'une BSA c'était mieux qu'une Norton
(normal, j'ai eu une BZZZA mais jamais de Norton), qu'une Guzz ne pouvait jeter
qu'un coup d'œil hautain à une japonaise surtout si la nipponne avait des
cylindres à trous, etc., elle m'avoua ne pas vraiment intégrer mon soliloque
(loque, pas les fringues mais comme loquace). J'ai encaissé, stoïque, en me
disant que j'avais été un bien mauvais père puisque ma progéniture ne savait pas
distinguer, par exemple, une Vincent (le top) d'une BM (moto de prêtre ouvrier.
Je n'ai rien contre les ouvriers. Humour !). En début de soirée, nous passâmes
au repaire des Amis de la Coupe. Dialogues : " Tiens, Misgo, c'est ta fille ?
T'es sûr ? Elle te ressemble pas. Elle est mignonne, comment t'as pu faire ça ?
T'avais gardé ton casque ? ". Les blagues habituelles des copains, tout en
finesse. S'ils avaient vingt piges de plus, ils n'avaient en fait pas changé
d'une (à culbus). Nous tombons sur Yves Evrard, le pacha des Amis de la Coupe.
Ému en voyant ma rejetonne, il lui dit : " J'ai connu ton père au Moto Club des
Cheminots Sportifs de Paris en 1969 ". Ma fille m'a demandé après " Tu as
travaillé à la SNCF à 16 ans ? ". Je lui ai dit non, mais elle doit encore se
demander ce que je fichais au MCCSP (Si Francis le veut bien, on en parlera un
jour, à propos de la Bastille). Ma fille et moi buvons une orangeade (j'adore ce
mot) et voilà-t-y-pas que le Yves s'arsouille avec un gars et sort la boîte à
gifles. Prends ça, toi-même, tu vas voir, je vais t'écraser, espèce de rat, t'en
es un autre… Rien de bien méchant mais ça fait du vent. Faut dire qu'Yves, ça
lui fait un sacré boulot d'organiser tout ça. On ne se rend pas bien compte
quand on arrive la fleur au casque et que tout est prêt. Alors Yves est parfois
un peu sur les nerfs. Et puis, il a un sacré tempérament. C'est un personnage.
Ma gamine, qui n'avait jamais vu une engueulade comme celle-ci, m'a interrogé :
" Sont-ils normaux ? ". Que lui répondre en sachant qu'il ne faut jamais mentir
à ses enfants ? Mais tout est bien qui finit bien puisque quelques minutes
après, Yves et le motard perturbateur se réconcilient, Yves disant : " Tu
comprends, c'est la pression ", l'autre répondant : " Ouais, c'est pas grave ",
" D'accord, t'es un mec bien ", etc. Copains comme cochons. Mais l'épisode avait
été vraiment croustillant. Le résultat, c'est que trois ans après quand j'ai dit
que le samedi soir des journées Coluche 2006 j'allais à Carole voir les Amis de
la Coupe, ma fille m'a répondu : " Je viens avec toi, j'arrive, je suis là dans
20 secondes, si tu y vas sans moi tu n'es plus mon père, je VEUX y aller ".
Style un spectacle d'une telle qualité ne se manque pas. Elle était loin, son
gamin à garder, etc., et n'a pas pu venir. Ce n'est pas grave car ce soir-là,
les Amis de la Coupe regardaient les prises vidéo de la journée sur un ordi
portable, calmes et sereins, en en disant quant même des sévères (on ne se
refait pas !). C'était cool, nettement moins folklorique, mais très sympa,
chaleureux. Des potes, des vrais. Et puis il y avait un fiston d'Yves, déjà un
homme le chiard. Ça fait drôle de voir les mouflets des potes.
Que dire après cela
? Tiens, un message perso pour Yves Evrard après quelques mots qu'il a prononcé
à Carole quand on regardait les vidéos. Yves a fait la Coupe. C'était un super
bon mais a joué de malchance. Un message avec la voix râpée des fumeurs de
bécane.
Oh Mister Coupe,
Pourquoi tu te loupes
Quelques maudits mots
Que tu dis l'œil clos
Administrés amer
Le visage sévère
Tard un samedi soir
Dans le froid dans le noir
Du Michel Coluche Day
À Mourousi speedway
T'envoyais la poignée
La Coupe t'a échappé
L'a pas voulu de toi
Reste que tu as
Le respect de tes frères
Des experts, de tes pairs
Oublie l'une (la coupe), garde l'autre (le respect)
Ta passion est la nôtre
Tard un samedi soir
Dans le froid dans le noir
Du Michel Coluche Day
À Mourousi speedway Yo
François Gomis
François Gomis - Laurent Gomis
Bibliographie :
Moto Légende N° 58 de mai 1996 et le fabuleux livre
d’Eric Breton : « Kawasaki 3 cylindres, 2 temps, 1 légende »
et Merci à Gérard Délio PHOTOPRESSE et MICOU MONTANGE pour leurs photos
Les sites "amis" de la Coupe
www.triple-passion.com - VJ2T - www.machiv.com
LES AMIS DE LA COUPE
Yves Evrard, La Prévotais, 22770
Lancieux tél : 02 96 86 30 39.
ladlc@dbmail.com
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J'ai réuni plus de 600 vidéos. Vidéos trouvées sur le net ou vidéos exclusives filmées en super 8 dans les années 70 par mes amis Jean Claude et Christian Jacq. Vous trouverez également des vidéos de Jacques Bussillet, Gérard Debrock, Alain Terras, Alain Tregou ... toutes ces vidéos on été numérisées par Jean Claude Jacq, j'en ai fait ensuite le montage. Ce sont donc des heures et des heures de travail pour Jean Claude et moi même, en recherche, numérisation, montage etc... Nous ne faisons pas ça pour un quelconque avantage financier, mais par devoir de mémoire ... alors si vous aussi vous avez des vidéos super 8 n'hésitez pas à nous les confier. Après traitement nous vous rendrons la bobine et un DVD, en échange vous nous autorisez à les diffuer sur BIKE 70 et vous nous garantissez l'exclusivité. Bons visionnages.
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