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Ah ce Bol 1975, que de souvenirs. Je crois que c'était l'un de mes premiers
Bols. J'ai retrouvé mon billet d'entrée sur lequel j'avais noté les 5
premiers ... dont 4 Kawasaki. C'était une véritable marée verte. Cette année
là j'ai découvert de nouvelles idoles. Alain Genoud et le regretté Georges
Godier, mais également Yvon Duhamel qui associé à Jean François Baldé,
après une chute en début de course, a fait une remontée fantastiques.
Ce bol m'a permis également de conforté mon admiration pour un certain Gilles
Husson, qui partageait le guidon de la Kawasaki Cassegrain avec Christian
Estrosi ... Ils étaient tous là, les pilotes que j'admirai à l'époque. Jean
Paul Boinet et Gérard Debrock qui au guidon de leur Yamaha 700 TZ ont réussi
la pole et ont bataillé de longues heures dans le peloton de tête. Ils étaient
donc tous là les Offenstadt, Peyre, Guili, Ruiz, Huguet, Léon, Desheulles,
Vassard, Luc, Vial, Hogrel, Chemarin, Rigal, Terras, Bourgeois, Fougeray, Ben El
Hadj, Bontemps, Gougy, Moineau, Rolland ... Certains sont devenus des amis ...
c'est magique. Mais place au résumé.
LES
ESSAIS
C'est
la Yamaha 700 TZ Murit de Jean Paul Boinet et Gérard Debrock qui obtient la
pole position en 1'50''7, suivie par la Kawasaki N°1 de Georges Godier et Alain
Genoud et la Kawasaki pilotée par Jacques Luc et Alain Vial. En 4e position sur
la ligne de départ on trouve la Kawasaki de Duhamel-Baldé. La Kawasaki
Gassegrain de Husosn-Estrosi qui précède les Ducati d'Usine de
Pérugini-Faccioli et Grau-Ferrari. En 8e et 11e position nous retrouvons les
deux Japauto, celle de Bourgeois-Mandracci et celle de Ruiz-Huguet.
La 900 Honda officielle de Pat Mahoney et Christian Léon ne réussira que le 9e
temps et précède la Honda 750 de Rigal-Chemarin. La Laverda de
Fougeray-Luchinelli ne peut faire mieux que le 21e temps. et la SMAC d'Offenstadt
et Coq termine ces essais à la 25e position, précédée à la 24e position par
la BMW 980 King's Motorcycles de Guili-Dahne, celle des américains
Fisher-Pridmore termine à la 32e position.
LA
COURSE

Le
départ est donné par un très beau temps et Gérard Debrock file comme une
fusée avec dans sa roue les Kawasaki de Duhamel et Godier, Jacques Luc et
Christian Bourgeois complètent le "Top 5". A 16H06 c'est le premier
arrêt au stand pour la Honda de Darvill-Eldridge, alors que Daniel Pirrovani
chute à la Chapelle et Virginio Ferrari tâte du bitume sans gravité. Mais
pendant ce temps, un premier drame est en train de se jour. Suite à une panne
d'embrayage survenue dès le départ, Roger Ruiz pousse sa Japauto sur
pratiquement un tour et mettra près de 40 minutes pour rejoindre son stand.
Roger Ruiz laisse sa moto aux mécanos et tombe pratiquement évanoui.

Roger Ruiz est épuisé ...
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| Christian
Bourgeois |
Georges
Godier |
Pendant
ce temps les Godier Genoud tournent comme des horloges et à la fin de la
première heure de course les positions sont les suivantes, la N° 1 de
Godier-Genoud a pris le commandement devant la Ducati N° 51 de
Perugini-Faccioli et la Kawasaki Sidemm de Duhamel-Baldé.
La
deuxième heure de course verra pas mal de chutes et de casse. C'est Yvon
Duhamel qui ouvre le bal en chutant à La Chapelle. Le pilote franco-canadien se
relève sans mal, mais ce sont des minutes précieuses perdues dans les stands.
Après le changement de roue arrière et de levier de frein avant, Jean
François Baldé reprend le guidon de la Kawasaki N°2. Mais nouveau coup du
sort pour cette moto, puisqu'un peu plus tard, Jean François chute à son tours
dans les esses bleus à cause d'huile sur la piste. Nouveau retour au
stand, cette fois il faut changer le frein avant, le carter droit et la
coque.
Du coté de chez Japauto c'est une séance de mécanique qui bloque Christian
Bourgeois 7 minutes au stand suite à la panne du contacteur.
A 17H, chez Kawasaki Cassegrain, suite au changement de plaquettes, tout est
rentré dans l'ordre. Après des ennuis de freins en début de course, la Kawa
N°8 d'Estrosi et Husson, peut enfin rallonger ses distances de freinage.
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| Gilles
Husson |
Jean
François Baldé |
Chez Ducati c'est carrément la Bérézina, la N° 51 abandonne, pendant que la
N°4 commence à connaître de sérieux problèmes de moteur.
Chez Honda on fait également grise mine, puisqu'à 18H32, Hubert Rigal s'est
arrêté à son stand victime d'un panne d'allumage. Quant à la 900 de
Léon-Mahoney, après un premier arrêt à La Chapelle à 17H53, la moto revient
à la poussette aux stands, mais à 19H10, le diagnostic tombe, transmission
out, c'est l'abandon officiel.
Parmi
les malchanceux de cette première partie de course notons, la
sortie de piste dans la courbe du Musée de la Japauto N°24 de Sailler-Gaillard,
suite à la boite bloquée ... retour à la poussette et séance de
mécanique.
La
troisième heure de course verra l'hécatombe dans les grandes écuries. A
18H22, Roger Ruiz ramène à son stand une Japauto dont le moteur a serré. Il
ne reste plus qu'un Japauto officielle en course.
Chez Ducati les ennuis s'accumulent, la N° 4 de Giuliano-Casabona, s'arrête de
nouveau pour changer l'allumage.
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| René
Guili |
Eric
Offenstadt |
Autres Italiennes, les Laverda oranges
connaissent également leur lot de difficultés. Lucchinelli ramène la
N°45 au stand, joint de culasse cassé, il faudra plus d'une heure pour
réparer. C'est Fougeray qui repart et après 3 tours ... c'est la crevaison au
garage vert !!! Nouvelle poussette !!!. Peu de temps après c'est un nouvel
arrêt pour changer l'alternateur et la batterie. A 21H37, le sort frappe de
nouveau, la moto est encore au stand pour refaire une partie du système
électrique et on ouvre la culasse ... mais pas question d'abandonner.
Du
coté des verts, premier gros incident avec la chute d'Alain Vial à la
Chapelle. Cette chute aurait pu se terminer en catastrophe, car après la
passerelle Dunlop, Alain s'aperçoit qu'il n'a plus de frein avant. Il arrive à
200 km/h au virage de La Chapelle, où devant lui trois pilotes commencent à
prendre le virage à droite ... il évite de justesse Teras, mais c'est
maintenant le rail qui s'approche à vitesse grand V, que faire ? Alian
rétrograde et freine violemment du frein arrière, la moto part dans tous les
sens et pour ne pas prendre la rail de plein fouet, Alain couche la moto. C'est
ce réflexe qui a sauvé la vie du pilote, puisqu'il se relève indemne ... la
moto, quant à elle est détruite ... c'est l"abandon.
Chez Honda, la 750 de Rigal connaît de gros problèmes d'allumage et les
arrêts au stand se succèdent jusqu'à l'abandon officiel à 20H21.
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| Jean
Bernard Peyre |
Georges
Godier |
Le
point à 22H00. En tête nous trouvons toujours la Godier Genoud N°1 qui
possède un tour d'avance sur la surprenante 700 TZ de Boinet-Debrock ( et oui
elle est toujours là la Yamaha, que beaucoup voyaient faire la pole pour
un beau coup de pub et remballer après quelques heures !!!). En 3e position les
deux jeunes de l'écurie Cassegrain, Estrosi et Husson font une course
régulière. A la 4e place nous retrouvons la Ducati rescapée, celle de
Grau-Ferrari, suivie de la Japauto de Bourgeois-Mandracci. Chez les verts, la
Kawasaki de Duhamel-Baldé n'est pointée qu'en 10e position, mais va entamer
une remontée époustouflante.
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| Gérard
Debrock |
Alain
Genoud (à gauche), Georges Godier (à droite) |
Pendant
la nuit, nous assistons à une véritable hécatombe, puisqu'au petit
jour, il ne reste que 24 motos en course. Chez les favoris ont note l'abandon;
à minuit de la Ducati de Grau-Ferrari suite à une boîte de vitesse bloquée.
Celle, non officielle de Barbier-Potoczny, ayant pris feu, est contrainte à
sont tour à l'abandon.
A 0H35 c'est au tour de la Japauto de Bourgeois-Mandracci d'abandonner suite à
une rupture de couronne arrière, qui a littéralement bloqué l'axe de roue et
la roue sur le bras oscillant.
Chez BMW, la moto de Pridmore-Fisher jette l'éponge à 2H19. Suite à une
rupture de durite d'huile, le moteur mal lubrifié rendra l'âme. Terras et
Melliand abandonne également suite à la rupture du cadre au niveau du
dosseret de selle. Rouge-Goarin, stoppent définitivement à 2H50, suite à
l'oubli des mécaniciens d'un chiffon sur le dessus du moteur, qui a
ensuite glissé à l'intérieur du carénage pour finir par s'enrouler
autour du pignon de sortie de boite, cassant la chaîne, qui a son tour a
explosé le carter moteur.
Du coté de la Yamaha de Boinet-Debrock, nuit tranquille, si ce n'est une
chaîne cassée à 5H00, heureusement l'incident s'est produit juste avant les
stands et Jean Paul a pu rentrer en roue libre, ne perdant que 5 minutes,
insuffisant pour leur faire perdre leur 3e place.
Par contre su coté des verts c'est la sérénité. Baldé tourne comme
une horloge en 2'02, quant à Duhamel il fait de superbes relais en 1'55
!!! Les hommes de tête, Alain Genoud et Georges Godier, "assurent en
tournant également en 2'02.
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| Christian
Estrosi aux stands |
Gilles
Husson et Christian Estrosi en médaillon |
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