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Hubert
Rigal Enthousiasme et Eclectisme
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Hubert
est un motard précoce ...
ici avec ses parents et sa soeur
Hubert
nous a fait la gentillesse de nous résumer sa carrière sportive et
professionnelle... Dans un premier temps j'ai voulu scinder son
témoignage en plusieurs "épisodes"... mais finalement ne
sachant pas vraiment où couper et ayant tellement pris du plaisir à
lire d'une traite ce texte rempli de souvenirs et écrit avec humour et
talent que je vous le livre en entier... alors mettons le compteur de la
machine à remonter le temps vers le milieu des années 60 et suivons
Hubert dans ses fabuleuses aventures ... moteur ... ou plutôt gazzzz !
"Je
ne vais pas vous raconter ma vie professionnelle, ni ma carrière
sportive de douze années de compétition moto, toutefois, si je cherche
bien dans ma mémoire, j'ai vécu quelques moments forts. Surprenants,
enthousiasmant, agréables, désagréables, dramatiques, mais toujours
très passionnels.
Je
commence par le début. 1965. Je passe mon permis moto sur une Sumbeam
à roues de 16. Un tréteau très attachant. Ont suivi rapidement, BSA
Golden Flash et Bonneville. Mais mon premier véritable amour sera pour
une machine " moderne " pour 1966, une superbe Honda CB 72,
avec laquelle je me tirais la bourre le week-end en 1966 avec mon copain
concessionnaire moto à Montpellier et…..Jean Claude Olivier sur sa
Yam Y DS3 qui, alors en pleine période de constitution du réseau
Yamaha, nous rejoignait pour ces fameuses bourres.

1968.
Je me retrouve sur la côte d'azur, et ma nouvelle acquisition est une
BMW R 69 attelée à un side Steib S 500 (le must pour l'époque) .
J'avais 18 ans, la passion, le Cromwell, les Baruffaldi, le Barbour, les
médailles, les Parabouts, et les moustiques sur les dents. C'est la
période " concentrations " avec mes potes du moto club de
Monaco. Mais pas les concentration régionales,non, les vrais, les
dures, les Elelphants au Nurburgring en plein mois de Janvier, les
Chamois, Lyons rally, Stella Alpina en Italie. Bref que du bonheur, des
copains, et des bécanes. A l'époque, on ne se bourrait pas la gueule,
et on ne mettait pas le moteur au limiteur (d'ailleurs, y en avait pas
de limiteur).
Voilà
arriver l'année 1970. Et c'est là que ça commence à tourner mal.
J'étais copain avec Alain Renouf
, Nortoniste et excellent pilote de
courses de côtes. C'est là que j'ai attrapé le virus de la compéte.
Un soir, je rentre du boulot, et passant devant le concessionnaire
Norton de Nice, j'aperçois dans la vitrine, la toute nouvelle Commando
S. Coup de foudre, coup de téléphone à mon banquier, mes parents, mes
copains, et achat de la bête. Bracelets, K 81, et c'est parti pour le
championnat de Provence course de côte, et le titre au bout. Je
découvre les circuits pour la journée de présentation du tout nouveau
circuit Ricard. Et ce jour là, les mecs qui me tournaient autour
s'appelaient, Rougerie, Tchernine,
Betemps,
Chevallier. Ce jour là,
j'ai reçu une nouvelle dose. La goutte d'eau qui a fait déborder le
vase, c'est pour les Trophées d'hiver à Magny cours en Novembre 70,
pour lesquels je participe avec la Norton à ma toute première course
de vitesse. 1er national et 8ème au général. Le vainqueur Rougerie
avec la Honda CR 750 Daytona (la vraie, celle de Dick Man)
Je
travaillais toujours dans mon usine de parfums à Grasse, mais le démon
de la vitesse me gagnait de plus en plus. 71. Première année des
Critériums 750 (machines de série …., enfin presque) La référence,
c'était André Kaci et la CB 750 Honda. Avec ma Norton, difficile à
battre. N'ayant pas les moyens de me payer une Honda, je décidais de me
la faire prêter. Il y avait à Nice deux concessionnaires Honda.
Werther et Lhuissier. Werther prêtait la moto à Kaci. Il était donc
logique que j'aille casser les ……pieds de lhuissier en lui racontant
que j'allais faire une bouchée de Kaci. Bingo !!! il me prête la moto
et au Ricard, je fini deuxième derrière ……Kaci. Terminé le
sponsoring. Je ne baisse pas les bras, et j'ai terminé la saison en
changeant de marque et de concessionnaire à toutes les courses. J'ai
même couru sur Laverda, c'est dire. Ma troisième place à Monthléry
sur la Laverda m'a valu ma première course d'endurance au Bol 71 avec
une Laverda SFC confiée par l'usine à l'importateur Français. Cassée
à cinq heure du mat, mais quelle expérience. Après seulement une
saison de compétition, me voila déjà pilote d'usine. J'y croyais pas.
Un rêve tout éveillé. Terminé le championnat Critérium à la
troisième place.
Début
72. J'ai écumé les concessionnaires de la côte d'Azur. Plus rien à
en tirer. Qu'a cela ne tienne, je prends ma vieille 4 l et je monte à
Paris. Ne sachant pas trop ou j'allais, je déboulle au hasard à Moto
Revue pour avoir quelques conseils de journalistes éclairés. Et là,
premier coup de bol (il en faut sinon tout foire) je rencontre Jean Paul
Passet. Un pilote que je connaissais et qui avait une particularité
intéressante, il était …. concessionnaire Kawasaki. Il m'invite à
déjeuner (c'était déjà bien) et me dit que Xavier Maugendre
importateur Kawa devait recevoir quelques H2 par avion début Mars et
que si il recevait la moto avant la première course de la saison le 19
Mars, il me la prêterait. Je redescends chez moi contrat rempli,
j'avais une moto pour la saison 72. Une semaine avant la course, coup de
fil de JP Passet. Alleluya, sonnez trompettes,la moto est là . Il y
avait deux H2 au départ, et quarante douze Honda. Je les ai tous
tordus. (tu parles, la H2 est un avion de chasse) Présentation à
Xavier Maugendre ravi, et qui me dit ( petit, si tu as un problème tu
m'appelles) Trois courses après, catastrophe, Passet vend la machine.
Coup de fil à Maugendre. Pas de problème je te prête un H2. Tu iras
la prendre à la SMAC chez Offenstadt. Je me retrouve devant Eric
Offenstadt . Pour un jeune pilote à l'époque, Offenstadt, c'est le
pape, et Dieu le père réunis. La réception a été disons…surprenante.
Pépé me dit : " Ah, c'est toi le p'tit jeune qui s'imagine que
parce qu'il a gagné une coursette tout doit lui tomber tout cuit.
Tiens, ta moto est là . " Et il me montre une caisse. " Tu te
démerdes, tu sors la moto de la caisse, tu la montes, et tu pars faire
ta course par la route pour la roder. " Oui, Oui, Merci M'ssieur.
Je rode, je cours, (au bout de la troisième course, ils avaient tous
des H 2) et je … gagne. Retour chez Pépé. " Alors, résultat
????? " Ben, j'ai gagné. " tu as gagné ? alors maintenant je
m'occupe de toi " Et c'est parti … le week-end d'après je
pilotais la H1R de Pépé au Mans pour le championnat de France 500.
Pour
faire court, je passe sur les saisons de pilote inter 73, 74, 75,
pendant lesquelles j'ai touché un peu à tout. Vitesse, endurance, Tour
de France , avec de bons résultats. Mais je tenais surtout à courir
pour les teams officiels (S.I.D.E.M.M Kawasaki, BMW France, Honda France
, etc…) et avec un statut de pilote professionnel.
1974,
je me retrouve avec Jean Claude Chemarin pilote officiel Honda France
pour l'endurance. En début de saison, on reçoit une drôle de bécane.
Une 500 quatre cylindres de vitesse réalésée à 700 cc avec une
distribution par cascade de pignons , trois soupapes par cylindre, et
développée par Sumiya au HRC. Qu'est ce que c'est que ce chmilblick se
disait on avec Jean Claude. En fait, le chmilblick en question était un
véritable avion de chasse. Pour exemple, 1000 Kms du Mans 74. départ
en épis, je pars en tête, et après un tour, quand je rentre dans la
Dunlop, le deuxième sortait à peine du raccordement. Je leur avais
collé toute la ligne droite en un tour. Avion de chasse que je vous
dis. Sauf que …au deuxième tour, j'ai tout pris dans la tronche.
Cette machine enrhumait tout le monde, mais n'a jamais fini une course.
Elle passe des jours paisibles au musée Honda à Motegi .
En
75 ? Qu'est ce qui s'est passé en 75 ? Ah, oui, je gagne le Tour Moto
sur la BM officielle, et je me retrouve avec Jacques Luc au départ du
Bol. Les Allemands nous avaient concocté une BM d'un autre monde.
Départ en tête (Hé, hé, ça c'est pour casser le moral des autres)
course en tête, et 4 tours d'avance à trois heures de la fin devant la
Kawa de Godier / Genoud. Moteur cassé, Jacques Luc ramènera la BM à
la poussette. J'en ai pleuré dans les stands, car gagner le bol, c'est
super, mais avec une BM, on n'était pas prêt de recommencer l'exploit.

Autre
anecdote, saison 1976 , championnat d'Europe d'endurance. Deux machines
d'usine RCB, Deux équipages : Léon / Chemarin et Rigal / Guili.
J'adore René Guili. Humainement , c'est un garçon extra. Excellent
pilote, mais …disons, un peu …excessif. Une semaine avant le Bol, on
se retrouve au Mans pour roder les motos. Christian Lèon chute et se
casse la clavicule. Indisponible pour le bol. Catastrophe, il faut
trouver un remplaçant. Je fonce voir Jean louis Guillou (Team manager)
et lui suggère de trouver un remplaçant pour Guili, et je fais équipe
avec Jean Claude. Refus de Guillou, qui propose Alex Georges avec
Chemarin. Alors, je lui dis " Bon, je peux vous donner le résultat
avant la course. René va se bourrer, et Georges va gagner le Bol.
" Et devinez ce qui arriva ???… eh bien oui. J'ai pas gagné le
Bol.
Allez,
je vous en donne une autre. Endurance 76 au Mugello avec la Honda. Je
tombe en panne d'essence dans la cuvette. Je pose la moto contre les
rails, et que vois je ? La Honda RCB de Woods / Williams, tombée dans
ce même virage et posée aussi contre le rail fourche tordue. Je
m'approche, tapote discrètement le réservoir (identique à ma moto) et
miracle, il est à moitié plein. Coup d'œil discret autour, pas de
commissaire, youpi, vite fait bien fait,je change de réservoir et me
voila reparti. J'arrive au stand avec une auréole sur la tête, et un
commissaire me signifie ma disqualification pour avoir changé de
réservoir sur la piste. Quoi ? moi ? j'ai Changé de réservoir ? Les
commissaires étaient pliés de rire, j'avais fait ma petite embrouille
devant les caméras de surveillance et tous les officiels me regardaient
faire. J'en ai bien fait d'autres, on ne se faisait pas prendre à
chaque fois, et on rigolait bien.

Pendant
toutes ces années, j'avais un sponsor fidèle (Le pétrolier Total) Bon
an, mal an, je percevais des bons d'essences, et un budget disons moyen.
Fin 76, lors d'une discussion avec Georges Saint Géniès, alors patron
de la compétition chez Total, je lui exprimais mon désir d'arrêter la
compétition, car mon but étant de courir en championnat du monde de
vitesse, jamais je ne trouverais les budgets nécessaires. Qu'est ce
qu'il faut pour courir en championnat du monde ? Deux motos (OW 31) un
camion, un camping car, deux mécanos à temps plein, et un budget de
fonctionnement. Cher. Très cher. Trop cher. Après réflexion il me dit
" reviens me voir la semaine prochaine " Une semaine après,
j'étais dans son bureau. Et là, je peux vous dire que le père Noël
existe. Le contrat était prêt, avec le chèque. Je n'ai pu retenir mes
larmes . Merci, merci Monsieur Saint Géniès. Donc, avec Total, Pipart
(Concessionnaire Citroën ) qui me prêtait camion et camping car, et
l'aide de la Fédération Motocycliste Monégasque, J'ai pu préparer ma
saison 77 . Impossible d'acheter une OW 31 neuve. Pas dispo en France en
dehors des pilotes de notoriété. J'achète une TZ 700 à Alain Vial,
et j'embauche Pierre Fléouter (ancien préparateur de Rougerie). Je la
fais courte. Première course 200 miles d'Imola. Au départ, Roberts,
Cecotto, Baker, Pons, Sarron, et tutti quanti … J'y suis. Fini 8 ème
avec la 700 en bagarre toute la course avec Luchinelli. 2ème course :
Jarama Espagne. Je pars derjo . Mais derjo de chez derjo. Et je finis
…3 ème. Deuxième course premier podium derrière Sarron et Steve
Baker. Toujours avec la 700 à cadre PEM. Ben merde alors, qu'est ce que
je fous là ? Quelques jours après, Chemarin (pilote de notoriété)
reçoit l'OW 31 qu'il avait commandé à Sonauto. Il m'appelle, me
félicite et me prête sa moto neuve. Youpy, j'ai enfin une vrai moto.
Merci Mr Chemarin. Troisiéme course : Brands Hatch. 4ème devant Pons .
Ben, ça continue ou quoi ? Quatrième course : Zolder .4 ème temps des
éssais, 1ère ligne aux côtés de Cecotto. Départ , je pars deuxième
et fais le freinage à Johnny. Je me retrouve en tête d'une épreuve de
championnat du monde pour la première fois de ma vie. Alors là, je me
suis dis " peuvent toujours essayer de me rattraper " et au
freinage de la chicane, je freine au panneau (trop tard) . Cabanne sur
le chien, ambulance, hosto. Je suis allongé sur le brancard en
attendant de passer les radios, et on vient installer un deuxième
brancard à côté de moi avec un type pas très frais. C'est Jack
Findlay qui s'en est aussi pris une. Il me regarde et me dit " On
fait vraiment des métiers de con "

Escapade
aux States. Laguna Seca avec son virage de malade (Cork Screw ) et
Mosport au Canada (sont fous ces ricains) Voilà. C'est cette année là
que j'ai revu Jean Claude Olivier que j'avais perdu de vue depuis nos
escapades motos dix ans auparavant. Il m'a bien aidé et j'ai fini la
saison à une honorable sixième place. Cette sixième place avait un
goût amer, car lors de la dernière épreuve de la saison à Hockenheim,
je casse le vilo, et je vois Agostini gagner et Katayama finir
deuxième, en me piquant les points de la quatrième place. Mais
j'étais déjà très satisfait. En fait, si j'avais une machine à
remonter le temps, j'y retournerais tout de suite. C'est les meilleures
années de ma vie. On partait trois mois sans revenir avec mes mécanos
et les bécanes, et on chantait à tue tête dans le camion. Dans les
paddocks, on se faisait des barbecues avec Roche, Pons,
Sarron, Fau,
Estro et compagnie. Le bonheur. Pas sur que sur les MotoGP actuels
l'ambiance soit la même.
J'ai
ensuite participé au Championnat du Monde 750 en 78 et 79 toujours avec
des Yam 750 prêtées par Sonauto. En 79, la frayeur de ma vie, quand
j'ai explosé le vilo de la Yam à plus de 300 Km/h sur le Banking de
Daytona. J'ai pensé à Barry Sheene qui s'était bourré au même
endroit et qu'ils avaient laissé tremper dans le bac de plâtre. Comme
disait Coluche, ils auraient plus vite fait d'apprendre à marcher au
plâtre.
Fin
78, JCO me demande ce que je fais pendant l'hiver ? Ma saison se
terminant en Octobre et reprenant en Mars. Il me dit qu'une nouvelle
épreuve de moto va avoir lieu, et qu'il souhaite engager quatre motos.
Il s'agit du tout nouveau Paris Dakar. (Ben v'la aut'chose) Il souhaite
que je m'occupe de la logistique pour le Team Sonauto. Il me propose un
contrat salarié de quatre mois. J'accepte, et le contrat de quatre mois
a duré dix ans. Je me suis retrouvé au sein de la société Sonauto
importateur Yamaha, Mitsubishi et Porsche, au fur et à mesure des
années, logisticien compétition, assistant service presse, responsable
de la communication Yamaha, pilote officiel Mitsubishi sur les
Rallye-raids, et même pilote sur la coupe Porsche sur circuit.
Ma
carrière moto s'est arrêtée en 82 dans les esses de la verrerie au
Ricard pour le Grand Prix de France 500 avec la toute dernière Yam TZ
500 (cylinders reverses) Ce jour là, j'ai eu droit à un tour
d'hélicoptère gratuit et suis resté pendu au plafond pendant trois
mois avec dix huit fractures. Trop, c'est trop. Ceci dit, je me suis
abonné à l'hélicoptère médical en 1987 sur le Dakar ou, en
Mauritanie, j'ai écrasé le Mitsu comme une crêpe dans le désert. En
effet, j'ai eu aussi une période compétition automobile, avec deux
victoires à la Baja Espagnole, une troisième place sur le Dakar 86
derrière Metge et Ickx sur les Porsche, ainsi que cinq victoires de
spéciales sur le Dakar (toutes sur Mitsu)

Autre
anecdote croustillante, quand en 1985 le Team ROC Auto qui préparait
les Audi officielles me propose de faire le Dakar avec la surpuissante
Audi Quatro S2 avec Darniche et Lapeyre. Pourquoi pas ? Je demande
l'autorisation à JCO (mon patron) qui me dit : ça ne me gène pas,
mais tu es salarié Sonauto, et tu va courir en concurrence avec
Mitsubishi . Il te faut l'accord de Norbert Wagner le président de
Sonauto . Rendez vous avec le président, et sa réponse avec l'accent
allemand " Ach Monsieur Rigal, mais le président de Audi, c'est
mon cousin. " Je me suis donc retrouvé sur le Dakar avec 350 cv et
des ampoules dans les mains. Ce n'était pas le volant, mais la pelle.
Cette bagnole était faite pour le championnat du monde des rallyes, et
pas les dunes de Mauritanie, et on passait plus de temps ensablé qu'a
rouler à 220 Km /h dans le désert. (ça roulait vraiment à ces
vitesses là dans le Ténéré. Sensations garanties)
Début
88, j'ai quitté Sonauto pour monter ma propre boite de communication
(Addax Communication) qui existe toujours, et je me suis occupé de la
logistique des grands reportages de Paris Match pendant 6 ans. Ce qui
m'a permis de visiter du pays (Paris - Le Cap, ou Paris-Pékin) J'ai
aussi couru en compétition Tout-Terrain pour le team Toyota France,
avec quatre victoires aux 24 h de Paris Tout-Terrain, et un titre de
champion de France d'Endurance Tout-Terrain.

Il
y a trois ans, un ami qui collectionne les voitures de course me demande
de trouver un acquéreur pour des voitures de Rallye groupe B d'usine .
Audi S1 de Walter Rohrl, Lancia delta S4, Renault Maxi turbo , etc…etc…
Je vais sur Internet, et cherche des sites spécialisés sur les
voitures de collection. J'en sélectionne quelques uns, et envoie mes
mails et photos. Une société Suisse me contacte pour ces voitures, et
mon interlocuteur me dit : " Hubert Rigal, mais vous faites de la
moto, vous ? " Ben .. oui. " Je gère un site Internet de
voitures de collection depuis plusieurs années, et on me demande
souvent des motos de collection, et je n'y connais rien. Vous ne voulez
pas travailler avec moi ? " Et voila comment je me retrouve depuis
trois ans à arpenter l'Europe (et plus) à la recherche de motos rares
et de prestige pour www.classic-motorbikes.com,
à photographier, rechercher l'historique, le palmarès, les données
techniques, et aussi à éviter qu'on me fasse prendre des vessies pour
des lanternes (spécialité Italienne), car toutes les Honda sont celle
d'Hailwood, les Suzuki celle de
Sheene, et les MV celle d'Agostini. Ben
voyons. J'adore ce job, car il me permet de faire des rencontres
extraordinaires avec des collectionneurs de tous poil. Et chacun a sa
spécialité. Il y a les pointus de la technique, les ravagés du
palmarès, les malades de la rareté, et ceux qui s'achètent à
cinquante ans les bécanes dont ils rêvaient à vingt ans. Mais tous
sont passionnés et ont des histoires à raconter. Je vous en
sélectionnerai quelques unes et vous ferais part de mes découvertes.
A
bientôt
Hubert
Rigal"

La
biographie et le palmarès d'Hubert Rigal - cliquez

www.classic-motorbikes.com
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