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L'écurie Pernod
Francois
Gomis, dans ce nouvel article, nous donne des détails sur l'écurie
Pernod, dont il a intégré le staff en 1980. Grâce également aux
photos illustrant son texte, il nous donne des précisions
supplémentaire sur les hommes et la femme de cette écurie
100% française.
Ces
quelques lignes sont bien sûr libres de toute publicité.
L'écurie
Pernod a été le plus grand team moto qu'il y ait eu en France.
Avec Gauloise, présent depuis toujours.
De
la fin des années 70 au milieu des années 80, la Société Pernod,
propriétaire et exploitant d'un grand nombre de boissons,
alcoolisées ou non, a fortement investi dans la moto pour rajeunir
son image.
C'est
Olivier Chevallier qui a convaincu Pernod de venir dans la
compétition moto.
Ce
fut une aventure extraordinaire avec comme apothéose la
construction de la Pernod 250.
J'ai
été intégré au staff de l'écurie en octobre 80. Ce fut une
période très difficile. Olivier Chevallier s'était tué au
Castellet quelques mois avant (avril 80). Et Michel Rougerie s'est
tué quelques mois plus tard. Les chutes plus ou moins graves ont
été nombreuses. Vous imaginez pire pour un team ? Chez Pernod, ils
ont été formidables, très courageux. Il y a eu aussi de très
grands moments, des victoires, des rigolades, bref la vie d'un team.
En fin de saison, j'ai donné ma démission et quitté la moto. Un
peu trop lourd tout ça.
En
rentrant en contact avec Pernod, il y a sûrement moyen de consulter
les archives pour retrouver d'autres photos et retracer l'historique
de l'écurie et de la Pernod 250. Ça se fera un jour, promis. En
attendant, je trimballe depuis des lustres une boîte orange "
Kodak " avec quelques tirages noir et blanc en 13x18 cm. Un
coup de scanner et les voilà. (Photos F.G. et D.R.) Précision ;
quand une ou des photos sont signées " D.R. ", ce ne sont
pas les initiales du photographe. Cela signifie " droits
réservés " et que, l'auteur de la photo n'étant pas
identifié, ses droits d'auteur sont mis en réserve pour lui être
payés s'il se fait connaître).
François
Gomis
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