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www.bike70.com : le site des pilotes motos et courses de légende - webmaster Francis Boutet
Personnalité de Légende : François Xavier Baudet
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CETTE ANNEE LA : Revivez les principaux événements de ces années là. Sport, actualité, cinéma, musique et bien entendu moto. De nombreuses photos, liens vers des sites, documents d'époque. |
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Personnalité de Légende : François Xavier Beaudet
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14 août 1955 / 17 novembre 1988
Il s’appelait François-Xavier Beaudet, était journaliste à l’Equipe. Nous avons
tous lu ses articles sur les grandes épreuves moto dans les années 70 et 80. Né
à Bayonne mais Biarrot de cœur, passionné de moto et de sport (rugby, cyclisme,
football, surf…), c’est en allant faire son métier qu’il disparait dans un
tragique accident d’avion. Bike70.com rend hommage à ce grand professionnel,
amoureux de la vie. Nous le surnommions « Fix ».
François-Xavier Beaudet passe son enfance à Châteauroux
(Indre), hasard dû à l’activité d’un père entrepreneur. Fix n’a pas de projet
après son Bac, sinon faire de la moto, l’une de ses passions, ce qui n’est pas
un métier ! Au retour de son service militaire (à Mururoa), il a trouvé sa
vocation : le journalisme. Cette profession peut alors encore s’apprendre « sur
le tas » mais François-Xavier choisit la voie royale en intégrant le Centre de
Formation des Journalistes (C.F.J, rue du Louvres à Paris). Après un stage au
quotidien Sud-Ouest, une rencontre se révélera déterminante, celle d’un homme
qui avait caché pendant la seconde guerre mondiale celui qui sera directeur de
la rédaction de l’Equipe en poste dans les années 70. François-Xavier rencontre
ainsi le grand patron du quotidien qui cherchait alors un journaliste pour
suivre les sports « fun », le surf entre autres.
Étant revenu au Pays Basque, pratiquant ce sport de glisse qui démarrait en France, également féru de rugby, de football et de cyclisme (il a fait à 12 ans avec son école Châteauroux-Amsterdam en vélo !), François-Xavier Beaudet a toutes les qualités pour rejoindre la rédaction du journal sportif de référence. Une fois dans la cour des grands, c’est avec Gilles Pernet que Fix va apprendre le métier et étendre son champs d’action en couvrant de grands évènements moto et bateau, alliant ainsi une fois de plus passion et travail. À noter que François-Xavier rappelait avec fierté que son grand-père maternel avait participé à la construction du circuit de Montlhéry !
Pilote de moto (Bol d’Herbe et Le Touquet), copilote sur deux Paris-Dakar, sportif pratiquant et journaliste de talent, homme cultivé, chaleureux et ouvert, très fidèle en amitié, François-Xavier Beaudet vivait comme il pensait et conduisait : vite.
François Gomis
cliquez sur les photos pour les agrandir
Photos DR
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Départ Transat copyright Presse-Sport L'Equipe |
copyright Presse-Sport L'Equipe |
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copyright Presse-Sport L'Equipe |
Paris Dakar 1er janvier 84 avec Jl Roy |
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Bateau |
le 19 juin 83 |
Sa carrière (résumé)
François-Xavier a reçu en 1986 le Prix Henri Desgrange. Ce
prix, créé en 1956
par Jacques Goddet (fondateur du quotidien sportif l’Équipe
en 1946) est
décerné à un journaliste, auteur ou artiste français ayant dans
l’exercice de sa
profession le mieux servi la cause sportive. Les années
précédentes, ce
prix fut remis à Léon Zitrone, Henri Garcia, Jean-Michel
Leulliot, Robert
Legros, Bernard Giroux, Bernard Pivot, Gérard Holtz, et les
années suivantes à
Jean-Paul Brouchon, Johnny Rives, Charles Biétry…
-1979/1980 : envoyé spécial de l'Equipe sur le Dakar,
couverture des évènements moto majeurs : Le Touquet, 24 Heures du Mans, Bol
d'Or, GP de France, grandes courses à la voile…
-1981/1982 : les grands évènements moto plus le Paris-Dakar
-1983 : les grands évènements moto, première participation au Paris-Dakar
(copilote de Jean-Luc Roy) avec un 4x4 Portaro engagé par l'usine portugaise
(abandon à Korhogo en Côte d'Ivoire à 3 jours de l'arrivée, problème
d’assistance).
-1984 : Jeux Olympiques de Los Angeles, les grands évènements moto, deuxième
participation au Paris-Dakar toujours avec Jean-Luc Roy sur Mercedes diesel
catégorie Marathon (32ème au général, 4 ème en catégorie marathon),
-1985/1988 : Paris-Dakar, GP de F1, etc.
Témoignage de Gilles Pernet
(journaliste)
Histoire simple et belle. Dans les
années 70, L'Équipe souhaitait développer le secteur Auto-Moto-Bateau. Après
avoir rencontré quelques candidats, Edouard Seidler (Directeur de la rédaction)
m'invite à le rejoindre dans son bureau où se trouvait le jeune François-Xavier,
en provenance directe de son sud-ouest chéri. Nous avons parlé 15 minutes...
Après son départ, Seidler m'a demandé mon sentiment. "Engageons-le tout de
suite", lui ai-je répondu. C'est ainsi que nous avons travaillé ensemble dans un
superbe climat d'émulation et d'amitié professionnelle, jusqu'à ce qu'il parte
en avion pour ce maudit reportage... pour lequel il avait remplacé un confrère
au pied levé. La vie est injuste, parfois.
Témoignage de Jean-Luc Roy (Motors TV)
Plus de 22 ans après sa disparition, il
m'est toujours très difficile de parler de FIX au passé tant nous avons partagé
de moments très forts pendant toutes ces années où nous étions amis.
L'évocation de ces moments, notamment pendant les deux Dakar que nous avons
faits ensemble, ou encore les participations à l'Enduro du Touquet ou au Bol
d'Herbe, me font replonger dans toute une époque heureuse, voire même
insouciante. Il nous semblait que rien ne pourrait jamais nous arriver...quoi
que nous fassions.
Notre première rencontre date de 1977 à Montlhéry, au pied de la tour de
chronométrage.
J'étais journaliste pour un magazine moto, FIX était là pour
l'Équipe, Nous regardions une course et je lui explique que mon frère Gilbert y
participe. À ce moment, nous voyions mon frère rentrer dans la chicane et se
prendre une « gamelle" mémorable ! Dès que Gilbert se relève sans bobo, nous
éclatons de rire. Pour une entrée en matière, c'était réussi.
Nous habitions le même quartier et étions sans arrêt l'un chez l'autre. Je me
rappelle d'une belle soirée d'été et du visionnage de la cassette des "Bronzés
font du ski". Les voisins, dérangés par nos rires tonitruants, jetaient des
boulons et objets divers sur la terrasse pour nous faire arrêter. Sans résultat,
bien au contraire ! Et au Touquet. Mon moteur casse dans la première manche. FIX
continue mais, seul, il s’épuise. Ni vu ni connu, je me retrouve avec son
dossard et sa moto pour la deuxième manche, ce qui n’est pas du tout
réglementaire ! Ce qui fera hurler de rire Thierry Sabine, quelques années plus
tard, quand nous lui avons raconté l'histoire !
Comme au GP de France de F1 en
1985 au Paul Ricard où nous avions fait le tour du circuit à trois sur une moto,
sans casque, avec notre copain Francis Reste, lui aussi journaliste à l'Équipe.
A ne pas imiter, et inimaginable aujourd'hui.
Bref, pour moi FIX, c'était
la joie de vivre et le plaisir d'exercer ce métier à fond, sur tous les
terrains, dans tous les pays et dans plusieurs disciplines, pour varier les
plaisirs justement, et pour faire partager notre passion des sports mécaniques.
Jusqu'à ce maudit reportage, un essai de voiture, un 17 novembre maudit. Pour y
aller, cet avion improbable aux mains d'un pilote seul aux commandes, sans
copilote comme pourtant le règlement l'exige sur un bimoteur. Et ce problème
mécanique peu après le décollage de Toussus-le-Noble (n.d.l.r. : Yvelines), et
l'enquête des autorités, qui n'a, bien sûr, rien révélé de totalement anormal. C'est la vie, c'est le destin, Inch Allah, comme on dit en Afrique. Mais ce
destin a privé la petite Margaux de son Papa et nous avons perdu un ami très
cher, un type exceptionnel. Et malheureusement, ce n’est qu’avec, notamment, les
souvenirs émus de ses amis que Margaux pourra mieux connaître son père…
Témoignage de François Gomis
C’était toujours un plaisir de voir François-Xavier. Pendant les épreuves d’endurance, il était là, à toute heure, discret, observant. Quand il y avait un problème, nul besoin de lui expliquer longuement. Grand sportif lui même, il comprenait immédiatement et posait juste quelques questions, pour vérifier. Avant ou après la course, c’était différent. Tout sourire, c’était avec lui un moment de détente. De même les années suivantes, sur les Dakar notamment, qu’il soit journaliste ou concurrent. Nous n’étions pas amis, mais copains, au plus beau sens du mot. Pas oublié.
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