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Pierre
Bolle est né le 3 avril 1960 à La Tronche en Isère (38).
Il pratique pendant
8 ans les sports de combat, plus spécialement la lutte, remportant trois fois
le titre de champion de France, il est sélectionné pour les JO.
En 1980, à 20
ans : passage à la moto. Après les courses de promotion, sautant les étapes
habituelles, il est autorisé à participer aux essais du Grand Prix de France.
Surprise, il termine 5ème. Au Grand Prix suivant en Belgique, il réalise la
pole position faisant taire les détracteurs. Il poursuit sa carrière
enchaînant grands prix et podiums.
En 1982, il est 2ème aux 24 Heures du Mans
moto. Il finira d’ailleurs 6 fois 2ème de cette compétition sur Kawazaki et
Honda 750 de 82 à 90. En 1986 : victoire au Bol d’Or et arrêt des grands
prix.
En 1987 il court en Superbike et en endurance, toujours avec des podiums
jusqu’en 90.
Il
arrête alors la compétition en tant que professionnel.
Création d’un piano-bar sur une péniche en région parisienne. Un passage
dans l’édition : création de magazines pour les taxis parisiens, puis
reconversion dans la création publicitaire. Abandon de la vie parisienne pour
le poste de régisseur d’un château en Bretagne.
Il part ensuite à
Aix-en-Provence où il obtient le diplôme d’éducateur sportif et devient
instructeur à la pratique du sport moto (sport que l’on peut pratiquer à
partir de 6 ans). Conseiller technique moto au cinéma et acteur (remplacement
au pied levé de Florent Pagny bloqué aux États-Unis dans le film 23 h 58 de
Pierre William Glenn).
Devenu spécialiste des disques vynils, il rejoint un de
ses amis, Patrick de Saint Genois, antiquaire à Médis, et séduit par la
région s’installe en pays royannais. A l’occasion de la sortie de la
nouvelle Kawazaki Z 1000, Pierre Bolle est sollicité pour courir à nouveau aux
24 Heures du Mans mais il faut se qualifier. Pas de problème puisqu’il
réalise à 43 ans les minima de qualification (- de 115 % de la pole de l’année
précédente).
(source
www.c-royan.com)
CLASSEMENT GRANDS PRIX
30 Grands Prix en 250 cm3
disputés

Vainqueur
du Bol 86 avec D Sarron et JL Battistini (photo)
|
Rang
|
Année
|
Moto
|
Classe
|
Résultats
|
|
23
|
1981
|
YAM
|
250
cc
|
F 5
|
|
22
|
1982
|
YAM
|
350
cc
|
NL 9 - SF 6
|
|
11
|
1985
|
PAR
|
250
cc
|
I 10 - A 8 - YU 8 - F 6 - GB 6 - S 6
|
|
11
|
1986
|
PAR
|
250
cc
|
E 6 - I 8 - D 6 - YU 9 - F 7 - SM 9
|


cliquez sur les
images pour voir le palmarès de Pierre Bolle (Moto Journal spécial Grands Prix
86)
Anecdote confiée par Pierre Bolle
lui-même (merci Pierre)
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C'était
sur la Kawa officiel aux 24 heures du Mans, mon coéquipier chute au
début de la nuit, se relève et ramène la moto, l'équipe répare et
je reprends le guidon sans le bas de carénage (à l'époque c'était
courant chez Kawa pour des problèmes de chauffe). Après quelques tours
plusieurs pilotes chutent et leurs motos déposent de l'huile sur la
piste. Le PACE CAR entre en piste, il venait juste d'être instauré en
course. Les motos d'usine se regroupent aux premières places derrière
la voiture de sécurité, suivies des privés de pointe, etc.
On
se regardent à moitié amusés de rouler pour la première fois de
concert au ralenti. Avant le départ, sachant cette nouvelle
réglementation, j'avais lu le règlement et je savais qu'au tour
précédent le Restart, le PACE CAR éteindrait certain de ses feux. Ce
fut le cas et je le débordais alors qu'il amorçait à peine sa
rentrée. A l'entrée de la courbe Dunlop, à plus de 200 km/h, j'avais
50 mètres d'avance sur un paquet de 60 motos. Subitement, le pot
d'échappement décide de ne pas finir la course avec moi, se détache
du moteur et passe sous la roue arrière. J'inaugure la nouvelle navette
spatiale Kawasaki, c'est-à-dire que je suis propulsé en l'air pour me
retrouver les mains agrippées au guidon, parallèle à la piste. Mes
pieds précèdent donc mon corps, ma tête, mes bras et la moto se
retrouve debout sur la roue avant. Stan Perec (célèbre photographe de
presse) se souvient avoir vu passé, un pilote volant les pieds en
avant, la tête sur le garde boue d'une moto dressée sur la roue avant,
le tout suivi d'une nuée de motos plein gaz. Résultats des courses :
Une petite centaine de motos m'évite, la moto se remet sur deux roues
et le pilote reprend sa place (avec les " choses de la vie "
dans la gorge). Le tout à plus de 200 à l'heure à l'entrée de la
courbe Dunlop. Je rentre aux stands avec le pot d'échappement encore
attaché à l'arrière. Ding, dong, klink, ding, dong… "Y a un
problème ", c'est tout ce que j'ai dit à l'équipe. Je ne
m'étais rendu compte de rien, tout avait fusé tellement vite et je ne
voyais que le temps perdu. Ce sont les personnes qui ont subitement
envahies le stand, toutes surexcitées, qui m'ont fait prendre
conscience du miracle qui venait de se produire…
On
a fini deuxième.
Pierre
Bolle |

GP Rijeka 1985 - Honda 250
PALMARES CHEZ : http://www.eggersdorfernet.de
GALERIE
PHOTOS CHEZ www.highsider.com
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